Wednesday, March 30, 2016

Liste des figures du chaos primordial: la cartographie (exit the monopoly of academic philosophic priesthood) &/ou l'héliotrope




The genesis of infinite caves: "... branche d'inflexion, élément du labyrinthe, qui fait du nombre irrationnel, à la rencontre de la courbe et de la droite, un point-pli..." (Le pli, p. 24);
Joan Miró's Naissance du monde (1925); 
Ezra Pound excerpt (Canto XCII); 
Pierre Boulez's Le Marteau sans maître;

"Thus it is only the contradiction at its climax which breaks eternity, and, instead of one eternity, posits a succession of eternities (aeons) or times. But just this succession of eternities is what we commonly call time. Therefore eternity opens out into time in this decision."
Schelling, Ages of the World (translation by Frederick Bolman)
"... le chaos demeure à jamais impondérable et incommensurable... Cet être-néant ou ce néant-être est le concept non-conceptuel de la non-contradition"
Paul Klee (traduction par Pierre-Henri Gonthier)
"Mais comment faire comprendre à un savant qu'il y a quelque chose de définitivement déréglé dans le calcul différentiel, la théorie des quanta, ou les obscènes et si niaisement liturgiques ordalies de la précession des équinoxes..."
A. Artaud (Van Gogh le suicidé de la société)
Hun like a wooden lump; 
Dun like a muddy dump.
Daodejing/15 (Edmund Ryden's translation)

"... die ganze Menschheit ist ewig und zu allen Zeiten schizophren..."
Aby Warburg (quoted by Didi-Huberman)
"... seu corpo e sua alma perdiam os limites, misturavam-se, fundiam-se num só caos, suave e amorfo, lento e de movimentos vagos como matéria simplesmente viva..."
Clarice Lispector

"Stendhal, einer der schönsten Zufälle meines Lebens — denn Alles, was in ihm Epoche macht, hat der Zufall, niemals eine Empfehlung, mir zugetrieben..."
Nietzsche
"Chance, to be precise, is a leap, provides a leap out of reach of one's own grasp of oneself."
John Cage (45' for a Speaker)
"Às vezes o imponderável muda tudo..."
Cláudio Guerra

"J'emploie le mot de cruauté dans le sens d'appétit de vie, de rigueur cosmique et de nécessité implacable, dans le sens gnostique de tourbillon de vie qui dévore les ténèbres..."
A. Artaud (Letres sur la cruauté)
"And just as evolution gives us a smooth picture of our past, the doctrine of causality, by linking all phenomena into one continuous chain, safeguards our future against all spontaneous disturbances and protects us against the horror of chaos..."
Tobias Dantzig
"... e a grande ordem de todas as coisas é o caos girando desordenado assim como deve girar o caos..."
Caio Fernando de Abreu

"In general, Deleuze will locate the conditions of sensibility in an intensive conception of space and a virtual conception of time, which are necessarily actualized in a plurality of spaces and a complex rhythm of times (for instance, in the non-extended spaces and non-linear times of modern mathematics and physics)."
"... ce qu'Artaud appelle proprement 'l'au-delà de l'être', en maniant cette expression de Platon (qu'Artaud n'a pas manqué de lire) dans un style nietzschéen..."
Jaques Derrida (La clôture de la représentation)
"... par des musiques d'instruments et de notes, des combinaisons de couleurs et de formes dont nous avons perdu jusqu'à l'idée, les Mystères d'Éleusis devaient, d'une part: combler cette nostalgie de la beauté pure dont Platon a bien dû retrouver au moins une fois en ce monde la réalisation complète, sonore, ruisselante et dépouillée, et, d'autre part: résoudre par des conjonctions inimaginables et étranges pour nos cerveaux d'hommes encore éveillés, résoudre ou même annihiler tous les confits produits par l'antagonisme de la matière et de l'esprit, de l'idée et de la forme, du concret et de l'abstrait, et fondre toutes les apparences en une expression unique qui devait être pareille à l'or spiritualisé."
A. Artaud (Le théâtre alchimique)
"Puisque notre entendre et notre voir ne sont jamais une simple réception par les sens, il ne convient pas non plus d'affirmer que l'interprétation de la pensée comme saisie par l'ouïe (als Er-hören) et le regard (Er-blicken) ne représente qu'une métaphore (Übertragung), une transposition dans le non-sensible du soi-disant sensible. La notion de « transposition » et de métaphore (Metapher) repose sur la distinction, pour ne pas dire la séparation, du sensible et du non-sensible comme de deux domaines subsistant chacun pour soi. Une pareille séparation ainsi établie entre le sensible et le non-sensible, entre le physique et le non-physique est un trait fondamental de ce qui s'appelle « métaphysique » et qui confère à la pensée occi- dentale ses traits essentiels. Cette distinction du sensible et du non-sensible une fois reconnue comme insuffisante, la métaphysique perd le rang d'une pensée faisant autorité. Dès lors que cette limitation de la métaphysique a été vue, la conception déterminante (massgebende Vorstellung) de la « métaphore » tombe d'elle-même."
Heidegger (Le principe de raison, as cited in French by J. Derrida, La mythologie blanche)
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Dans Qu’est-ce que la philosophie***:
- Apeiron (p. 46);
- L’Achéron (p. 190); 
- Abîme indifférencié (p. 195);
- Océan de la dissemblance (p. 195); 

Figures de la duplicité:
- étendue/pensée (Spinoza) (p. 50);
- «mouvement infini d’une matière qui ne cesse de se propager»/ «image de la pensée qui ne cesse d’essaimer partout une pure conscience en droit» (Bergson) (p. 50);
***Gilles Deleuze & Félix Guattari, Qu'est-ce que la philosophie? (Paris, Les Éditions de Minuit, 1991/2005).

Dans Logique du sens****:
Figures de la duplicité:
- «identité infini des deux sens à la fois » (p. 10);
- «l’événement infiniment divisible... les deux ensemble» (p. 17);
- «manger ou parler» (p. 36);
- «mot ésotérique... aliquid non identifiable... Snark» (p. 39, 59);
- Bloom/Ulysses (Joyce), Roberte-intensité (Klossowski), animaux pendus/bouches féminines (Gombrowicz) (p. 53);
- la lettre (Poe-Lacan) (p. 54);
- mots-valises ramifiantes (p. 62);
- «valeurs phonétiques blessantes», «valeurs toniques inarticulées» (p. 110);
- «corps-passoire», «corps glorieux et sans organes» (p. 154);
- fêlure (?) (Fitzgerald) (p. 181);
- «instance paradoxale toujours déplacée» (p. 206);
- «centre excentrique éternellement décentré» (p. 206);
- «profondeur creuse... mélange de fragments durs et solides», «profondeur pleine... liquide, fluide et parfait» (p. 220);
- dénégation (Freud) (p. 242);
- «aliquid qui est... attribut noématique et exprimable noétique» (Husserl) (p. 257);
- «série prégénitale», «série œdipiene» (p. 263);
- «dévorer et penser... la lutte de la bouche et du cerveau» (p. 280);
- «puissance apte à réfléctir e à dédoubler» (p. 330);
- «le dilemme en cascade et le geste en suspens» (p. 331);
- «plus haute puissance de l’inéchangeable» (p. 334);
- «intensité du Différent... intensités pures, hausses et chutes» (p. 335);
- «la scène figée... avènement des ‘esprits’» (p. 335-36);
- «fluctuations formant comme des figures à la crête des ondes» (p. 345);
****Gilles Deleuze, Logique du sens (Paris, Les Éditions de Minuit, 1969).

(D'après Logique du sens:)
Le chaos primordial doit être aussi le (non-)lieu du «présent vivant» des corps (Chronos) et de «l’Aiôn illimité» des «incorporels» [l’Aiôn illimité c’est le «devenir qui se divise à l’infin en passé et en futur, toujours esquivant le présent»] (Logique du sens, p. 13-14, 77-78). Il est le «champ transcendantal» des «émissions de singularités» en «distribution nômade», «le monde fourmillant des singularités anonymes et nômades, impersonnelles, pré-individuelles» (Simondon) (p. 124-26, 208, 249). Il est la «machine dionysiaque» (Nietzsche) (p. 130), le «chaosmos» (p. 206), et peut-être aussi «habit d’Arlequin» (p. 229).
Figures des incorporels: «événements», «impassibles» (Logique du sens, p. 13), «phantasmes» (p. 17), «objectités idéelles (Kant) qui ont un minimum d’être» (p. 72), «cas fortuit» (Klossowski) (p. 209), «Eventum tantum» (p. 210), «bon objet de la position dépressive en hauteur» (Klein/Platon) (p. 225), phallus (Lacan) (p. 233), Image (p. 241), «vérités éternelles» (p. 257, 272), Radiancy (Carroll) (p. 280), «fulguration de l’univoque» (p. 290).
Figures des corporels: «corps-passoire», «corps glorieux et sans organes» (Logique du sens, p. 110, 113, 154); «fragments durs et solides», «liquide» (p. 220); «monde de la profondeur orale-anal-uréthrale» (p. 231).
Figures ni des incorporels ni des corporels: «(émissions de) singularités» (Logique du sens, p. 124, 208, 249), «orifice-orifices» (p. 229-30), «atomes» (Epicures, Lucrèce) (p. 311).
Figure de la magie: «contre-effectuation» (Logique du sens, p. 247, 258, 290).
Figures des héros: Hercule (Logique du sens, p. 157), Œdipe (p. 234, 237), «le patient penseur» (p. 258), «l’artiste... le roman comme œvre d’art» (p. 277).
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Qu’est-ce que le renversement du platonisme?
Essais d’explication: «le génie d’une philosophie se mesure d’abord aux nouvelles distributions qu’elle impose aux êtres et aux concepts» (Logique du sens, p.15); «les événements ont-ils une vérité eternelle, et leur temps n’est jamais le présent qui les effectue et les fait exister, mais l’Aiôn illimité... renverser le platonisme, c’est d’abord destituer les essences pour y substituer les événements... Une double lutte a pour objet d’empêcher toute confusion dogmatique de l’événement avec l’essence, mais aussi toute confusion empiriste de l’événement avec l’accident» (p. 68-69); «Aussi y a-t-il une forme primordiale d’ironie platonicienne, redressant la hauteur, la dégageant de la profondeur, refoulant et traquant la satire ou les satiriques, mettant précisément toute son ‘ironie’ à demander si par hasard il y aurait une Idée de la boue, du poil, de la crasse ou de l’excrément...» (p. 288); «La tâche de la philosophie moderne a été définie: renversement du platonisme. Que ce renversement conserve beaucoup de caractères platoniciens n'est pas seulement inévitable, mais souhaitable... le monde héraclitéen gronde dans le platonisme... L'Idée n'est pas encore un concept d'objet qui soumet le monde aux exigences de la représentation, mais bien plutôt une présence brute qui ne peut être évoque dans le monde qu'en fonction de ce qui n'est pas 'representable' dans les choses... division sans médiation... procédé qui saute d'une singularité à une autre...» (Différence et répétition, p. 82-83); «ce qui participe, et qui participe plus ou moins, à des degrés divers, est nécessairement un prétendant... Le principe qui fonde est comme l'imparticipable, mais qui donne quelque chose à participer... lignées en profondeur... participation élective...» (87) «le Menon n'expose la réminiscence qu'en rapport avec un problème géometrique, qu'il faut comprendre avant de résoudre... probleme et question... le 'non' exprime quelque chose d'autre que le négatif...» [incomensurability in the Pythagorean theorem] (88).
(Deleuze encore:) «Platon a assigné le but suprême de la dialectique: faire la différence. Seulement celle-ci n'est pas entre le modèle et les copies... le simulacre est la forme supérieure, et le difficile pour toute chose est d'atteindre à son propre simulacre, à son état de signe... la puissance s'affirme du chaos lui-même... et l'éternel retour... Ne fallait-pas que Platon pousse l'ironie jusque-lá... a cette parodie? Platon fût le premier à renverser le platonime...» (Différence et répétition, p. 93);
Pour Foucault: «Platon, père excessif et défaillant», «... tu rêveras d’une histoire générale de la philosophie qui serait une fantasmatique platonicienne» (‘Theatrum Philosophicum’, Dits et écrits, 1970, p. 944). 
Pour Derrida: "Dans ce théâtre de l'ironie où les scènes s'emboîtent dans une série de réceptacles sans fin et sans fond, comment isoler une thèse ou un thème qu'on attribuerait paisiblement à la 'philosophie-de-Platon', voire à la philosophie comme la chose platonicienne? Ce serait méconnaître ou dénier violemment la structure de la scène textuelle, croire résolues toutes les questions de topologie en général, y compris celle des lieux de la rhétorique, et croire comprendre ce que recevoir, c'est-à-dire comprendre, veut dire. C'est un peu tôt. Comme toujours" [et plus: "hylè: matériau, bois, matière première, mot dont Platon ne s'est jamais servi pour qualifier khôra, soit dit au passage pour annoncer le problème posé par l'interprétation aristotélicienne de khôra comme matière"] (Khôra); 
Pour Heidegger: "Was geschieht, wenn di wahre Welt abgeschafft wird? Bleibt dann noch die scheinbare Welt? Nein. Denn die scheinbare Welt kann das, was sie ist, nur sein als das Gegenstück zur wahren. Wenn diese fällt, muß auch die scheinbare fallen. Erst dann ist der Platonismus überwunden..." (‘Nietzsches Umdrehung des Platonismus’, Nietzsche, Erster Band) [traduction de Pierre Klossowski: «Que se passe-t-il, si le monde vrai est liquidé? Le monde apparent peut-il encore subsister? Non point! Car le monde apparent ne peut autrement être ce qu’il est qu’en tant que contrepartie du monde vrai. Si celui-ci disparaît, il faut que le monde apparent disparaisse avec lui. C’est alors seulement que l’on aura surmonté le platonisme»].
Nietzsche: "Ich   sah zuerst den eigentlichen Gegensatz: — den entartenden Instinkt, der sich gegen das Leben mit unterirdischer Rachsucht wendet (— Christenthum, die Philosophie Schopenhauers, in gewissem Sinne schon die Philosophie Plato's, der ganze Idealismus als typische Formen) und eine aus der Fülle, der Überfülle geborene Formel der höchsten Bejahung, ein Jasagen ohne Vorbehalt, zum Leiden selbst, zur Schuld selbst, zu allem Fragwürdigen und Fremden des Daseins selbst..."
Constantine Constantius (translated by M. G. Piety): "When one lacks the categories of recollection and repetition, all of life is dissolved into an empty, meaningless noise. Recollection is the Greek view of life, repetition the modern. Repetition is the interest of metaphysics, and also the interest upon which metaphysics becomes stranded."
Baudelaire: "À un blasphème j'opposerai des élancements vers le Ciel, à une obscénité, des fleurs platoniques."
Pedestrian Ian Hacking: "No ghost more effectively haunts all Western philosophy than Plato's... Many have posed as exorcists, but none have succeeded" (Why is there philosophy of mathematics at all?).
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Autres figures:
- "le Tout": "n'est pas un ensemble... [mais] le fil qui traverse les ensembles, et donne à chacun la possibilité nécessairement réalisée de communiquer avec un autre, à l'infini", "l'Ouvert [qui] renvoie au temps ou même a l'esprit plutôt qu'à la matière et à l'espace" (L'Image-Mouvement, p. 29), "la durée" (p. 32);

Figures du chaos &/ou chaos de figures?
"On intéressera d'abord à une certaine usure de la force métaphorique dans l'échange philosophique. L'usure ne surviendrait pas à une énergie tropique destinée à rester, autrement, intacte; elle constituerait au contraire l'histoire même et la structure de la métaphore philosophique."
"Tout en reconnaissant la fonction spécifique d'un terme à l'intérieur de son système, nous ne devons pourtant pas tenir le signifiant pour parfaitement conventionnel. Sans doute l'Idée de Hegel, par exemple, n'est-elle pas l'Idée de Platon; sans doute les effets de système sont-ils ici irréductibles et doivent-ils être lus comme tels. Mais le mot Idée n'est pas un X arbitraire et il importe une charge traditionnelle qui continue le système de Platon dans le système de Hegel et doit aussi être interrogée comme telle, selon une lecture stratifiée: ni étymologie ni origine pures, ni continuum homogène, ni synchronisme absolu ou intériorité simple d'un système à lui-même. Cela implique qu'on critique à la fois le modèle de l'histoire transcendantale de la philosophie et celui des structures systématiques parfaitement closes sur leur agencement technique et synchronique (qu'on n'a jamais reconnu jusqu'ici que dans des corpus identifiés selon le « nom propre » d'une signature)."
"Aux métaphores. Ce mot ne s'écrit qu'au pluriel. S'il n'y avait qu'une métaphore possible, rêve au fond de la philosophie, si l'on pouvait réduire leur jeu au cercle d'une famille ou d'un groupe de métaphores, voire à une métaphore « centrale », « fondamentale », « principielle », il n'y aurait plus de vraie métaphore: seulement, à travers une métaphore vraie, la lisibilité assurée du propre. Or c'est parce que le métaphorique est d'entrée de jeu pluriel qu'il n'échappe pas à la syntaxe; et qu'il donne lieu, dans la philosophie aussi, à un texte qui ne s'épuise pas dans l'histoire de son sens (concept signifié ou teneur métaphorique: thèse), dans la présence, visible ou invisible, de son thème (sens et vérité de l'être). Mais c'est aussi parce que le métaphorique ne réduit pas la syntaxe, y agence au contraire ses écarts, qu'il s'emporte lui-même, ne peut être ce qu'il est qu'en s'effaçant, construit indéfiniment sa destructio. [Cette auto-destruction aura toujours pu suivre deux trajets qui sont presque tangents et pourtant différents, se répètent, se miment et s'écartent selon certaines lois. L'un de ces trajets suit la ligne d'une résistance à la dissémination du métaphorique dans une syntactique comportant quelque part et d'abord une perte irréductible du sens: c'est la relève métaphysique de la métaphore dans le sens propre de l'être... L'autre auto-destruction de la métaphore ressemblerait à s'y méprendre à la philosophique. Elle passerait donc cette fois, traversant et doublant la première, par un supplément de résistance syntaxique, par tout ce qui (par exemple, dans la linguistique moderne) déjoue l'opposition du sémantique et du syntaxique et surtout la hiérarchie philosophique qui soumet celui-ci à celui- là. Cette auto-destruction aurait encore la forme d'une généralisation mais cette fois, il ne s'agirait plus d'étendre et de confirmer un philosophème; plutôt, en le déployant sans limite, de lui arracher ses bordures de propriété. Et par conséquent de faire sauter l'opposition rassurante du métaphorique et du propre dans laquelle l'un et l'autre ne faisaient jamais que se réfléchir et se renvoyer leur rayonnement.]"
"... aucun langage ne peut réduire en soi la structure d'une anthologie. Ce supplément de code qui traverse son champ, en déplace sans cesse la clôture, brouille la ligne, ouvre le cercle, aucune ontologie n'aura pu le réduire. A moins que l'anthologie ne soit aussi une lithographie. Héliotrope nomme encore une pierre: pierre précieuse, verdâtre et rayée de veines rouges, espèce de jaspe oriental."
Jaques Derrida (La mythologie blanche)

***See also:
And also:

*****Excerpts from a Michèle Lamy & GAIKA interview (Dazed, March 2018): 
"I always want to explore ‘radical luxury’ – I mean, I like radical more than I like luxury, and it’s very nice to be able to combine art and the commercial, but it’s one thing to say something, but you need to demonstrate it with the theme. And so we have the collection upstairs and this here (the boxing studio)." 
"For me it’s about equality, it’s about honesty. It’s about all these things where I can’t accept the alternative. Like some of the things we just seem to accept in the world as normal. Misogyny, racism, intolerance, you know, we have conversations surrounding these things in the media all the time, but nothing’s changing. And when you think about it, it’s pretty abhorrent. You know, you have to tell men not to rape people, like, including people who supposedly run the world, they have to be told not to rape…"
"I think boxing is a good metaphor for the fight we face and how we should be fighting it. You know, boxing is one-on-one. You look your opponent in the eyes and there are a lot of rules and and there is a lot of respect, traditionally. You know, it brings in a lot of different people; you take people off the street, and kids, and people from all different walks of life, and you see people realise themselves and their potential in the boxing ring. Instead of taking a gun and shooting 20 people in anger, you can be measured and see how to be strong and how to stand for yourself as an individual here."
"The world’s changing and I think the power in the world is shifting and changing. It’s shifting away from the West, it’s shifting away from men, and you’ve got one of two reactions: accept the world is changing and be part of it, or build walls, physically or metaphorically to stop it and to block it out... Yeah, to be like Trump and his wall, you know, in the White House cowering thinking ‘we are the last supreme white beings’, sitting there with his finger on the nuclear button... So extreme. You know, I think that it (Trump’s appointment) made a lot of people wake up..."
"You know, it never really made sense to me – the massive amount of inequality in the world just seems unnecessary. It just doesn’t seem like an efficient way to keep the world turning if you think of it as a machine or a structure. It’s purely about ego as far as I can tell, it’s not even just about the material side of things or money, it’s about dominance."
"... since the dawn of the internet, and people being constantly connected to these violent images every minute, every second, it’s important that the press change too. The media should be analysing themselves and changing the way they do things. I want to see unbiased opinions, I don’t want to see left-wing newspapers or right-wing newspapers. I want to see a tribune that covers it all in a fair way..." Michèle Lamy and GAIKA go head to head on the fight for the future (Dazed, 2018);

3 comments:

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