Wednesday, July 22, 2015

L'articulation blanchotienne des notions de responsabilité (Lévinas), création et au-delà de l’être (Isaac Luria)—or why deconstruction is responsibility towards others and the quest for the most high**** spirituality



Les choses fondamentales de la vie ont leur principe en elle-même, leur être réside dans la fonction
 précise qu'elles remplissent en ce qu'on peut encore appeler 'Dieu'.
Les évaluations humaines s'en approchent plus ou moins...

...la scission du violet de l'arc-en-ciel... la brèche ouverte...
Tout se passe en effet comme si le cercle avait été victime d'une agression à l'emplacement du violet,
le cercle alors se déchirant, s'ouvrant en deux branches pour engendrer, série de points colorés...
Paul Klee (traduction par Pierre-Henri Gonthier)


This is what is great in Job, that the passion of freedom in him is not quelled or calmed through
a false expression... a consciousness that not even God, though He gave it, can wrest from him.
The young person in Repetition (tranlsation by M. G. Piety)


... le sentiment que j'ai de l'inconnu dont j'ai parlé est ombrageusement hostile
à l'idée de perfection (la servitude même, le 'doit être').
Georges Bataille


Será DEUS uma coisa escondida?
Gerald Thomas



**responsabilité et au-delà de l’être:

- "La responsabilité... c’est le traumatisme de la création... si la créature est ‘celui qui doit sa situation à la faveur de l’autre’, je suis crée responsable, d’une responsabilité antérieure à ma naissance... par une faveur qui se trouve être une prédestination... non pas le manque d’être, mas le trop d’être, un surplus dont je voudrais me désinvestir..." (L’Écriture du désastre, p. 41);

- "... seul le rapport auquel m’ordonne l’autrui du visage... est au-delà de l’être..." (p. 43);


**au-delà de l’être et creation:

- "... l'art à la manière du Dieu d’Isaac Louria qui ne crée qu’en s’excluant" (L’Écriture du désastre, p. 27);

- "Dieu, en créant le monde, ne pose pas quelque chose de plus, mais d’abord quelque chose de moins... un mystérieux consentement à s’exiler du tout qu’il est..." (L’Entretien infini, p. 169) [cf. Deleuze reading of Leibniz: "Dieu crée, non pas Adam pécheur, mas le monde où Adam a péché... Dieu produit le monde 'avant' de créer les âmes, puisqu'il les crée pour ce monde qu'il met en elles. C'est même en ce sens que la loi de la série infinie, la 'loi des courbures' n'est pas dans l'âme, bien que la série le soit, bien que les courbures y soient" (Le pli 36)];


***corollary:

- "Responsabilité ou obligation envers Autrui qui ne vient pas de la Loi mais d’où celle-ci viendrait..." (La communauté inavouable, p. 73);

- "En ce qui concerne ses rapports avec Blanchot, il nous semble que malgré les rapprochements fréquents que propose Levinas, les affinités, profondes et incontestables, appartiennent toutes au moment de la critique et de la négativité, dans ce creux de la finitude où l'eschatologie messianique vient résonner, dans cette attente de l'attente où Levinas a commencé d'entendre une réponse. Cette réponse s'appelle encore attente, bien sûr, mais cette attente ne se fait plus attendre pour Levinas. L'affinité cesse, nous semble-t-il, au moment où la positivité eschatologique vient éclairer en retour le chemin commun, lever la finitude et la négativité pure de la question, quand le neutre se détermine" (Derrida, L’Écriture et la différence, p. 152).


***warning:

- "Si haute qu'elle soit, la hauteur est toujours accessible; le très-haut, lui, est plus haut que la hauteur. Aucun accroissement de hauteur ne saurait le mesurer" (Derrida, L’Écriture et la différence, p. 139) [but cf. "... la différance n'est pas. Elle n'est pas un étant-présent, si excellent, unique, principiel ou transcendant qu'on le désire. Elle ne commande rien, ne règne sur rien et n'exerce nulle part aucune autorité. Elle ne s'annonce par aucune majuscule. Non seulement il n'y a pas de royaume de la différance mais celle-ci fomente la subversion de tout royaume", Marges].
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See also:
- Écriture/Violence;
- ... Communauté Élective;

And also:
- Parler est une chose grave... parler c'est la légèreté même;
- Copie conforme: profondeur plat-parlante du reflet

Thursday, July 16, 2015

Écriture/Violence


On ne peut rien précipiter. Il faut qu'il croisse naturellement, ce Grand Oeuvre, qu'il pousse, 
et s'il lui arrive un jour de parvenir à maturité, alors tant mieux.
Paul Klee (traduction par Pierre-Henri Gonthier)

Oui, je peux l'écrire, et c'est sans doute cela ma folie...
Hervé Guibert


It is important to clear this point: when Blanchot says that "Écrire... est la violence la plus grande" (L'Entretien, p. VIII), this clearly would NOT serve as an apology for the acts of vulgar brutality and sheer stupidity that now hold sway of the political domain: all the anarchist fuss against capitalism, for instance (but also terrorism and counter-terrorism as state of exception).

Only through painstaking writing (but not necessarily with a pen or a keyboard, and it relates to reading), one can truly break up with "la totalité des concepts qui fonde l'histoire.

More to the end of L'Entretien, Blanchot quotes Artaud: "le vrai théâtre... pousse à une sorte de révolte virtuelle et qui ne peut avoir son prix que si elle demeure virtuelle" (p. 435). What is really worth of for Blanchotthe most fascinating and the most dangerous, is still l'espace littéraire: "la poésie entendue comme espace, l'espace non pas des mots, mais de leurs rapports, qui toujours les précède et, quoique donné en eux, est leur suspens mouvant, l'apparence de leur disparition... l'idée de l'image et de l'ombre, du double et de l'absence, plus réelle que la presence." This is the greater violence, and it has nothing to do with what we ordinarily understand by "violence." 

There is no vulgar brutality and sheer stupidity in a writer such as Blanchot (the same should be said about Derrida***), although you will perhaps find that in the sayings of people who polemicize against him. Concerning l'esprit de flamme, Blanchot's true affinities lie with people like Hölderlin, Rimbaud, Héraclite and Jacob Boehmewith whom he aligns Artaud (L'Entretien p. 438). He defends the "practico-inerte" that Sartre condems (p. 441; cf. L'Écriture du désastre p. 182, 209). 

***"[On] ne cède pas... à l'opportunisme ou au cynisme de l'antidémocrate qui cache son jeu. Tout au contraire: on garde son droit indéfini à la question, à la critique, à la déconstruction (droits garantis, en principe, par toute démocratie: pas de déconstruction sans démocratie, pas de démocratie sans déconstruction)" (Politiques de l'Amitié). About Blanchot: "il n'y a aucun goût pour le vide ou pour la destruction chez quiconque fait droit à cette necessité d'évider toujours davantage et de déconstruire des réponses philosophiques qui consistent à totaliser, à combler l'espace de la question ou à en dénier la possibilité, à fuir cella même qu'elle aura permis d'entrevoir" (Spectres de Marx).  
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***See also:

And also: 

Monday, July 13, 2015

L'articulation des notions de (non-)origine, excès et dehors dans L'Entretien infini: le temps hors de ses gonds, l'insuffisance de la chronologie


**(non-)origine et excès: 

- "... ce qui est frappant, c'est l'espèce de passion de l'origine dont Freud est animé: répulsion à l'égard de l'origine... événement premier, individuel, propre à chaque histoire, une scène, quelque chose d'important et de bouleversant..." (L'Entretien infini, Paris: Gallimard, p. 345);
- "... autre apparence du recommencement éternel où ce qui apparaît (en se dissimulant), c'est qu'il n'y a ni commencement ni terme, mouvement qui n'est pas dialectique, qui menace toute dialectique..." (p. 353);

**excès (et dehors):

- "... l'expérience intérieure... ouvre en l'être achevé un infime interstice par où tout ce qui est se laisse soudainement déborder et déposer par un surcroît qui échappe et excède. Étrange surplus" (p. 307);

**(dehors et) écriture — or why writing, or "l'impossibilité de mourir", has nothing to do with historicity:

- "La coupure exigée par l'écriture est coupure avec la pensée quand celle-ci se donne pour proximité immédiate, et coupure avec toute expérience empirique du monde" (p. 391);

Tuesday, July 07, 2015

"Parler est une chose grave", "parler est la légèreté même..."

"... la parole prenait alors en charge son propre malaise et, dès qu’il était ressenti, le revendiquait, le respectait, pour le restituir à un mouvement différent. Ici, le défaut de parole devenait son entremise..."
Maurice Blanchot

"Protestant contre ceux qui voyaient en lui un chrétien honteux, Bataille se protégeait derrière l'hyperbole d'un dernier masque (était-ce un masque?): ce qu'il appela parfois son 'hyperchristianisme'."
Jacques Derrida

"Invertie dans son propre formalisme et plus lucide en cela que l'engagement enthousiaste et l'érotique
libertairement adolescente des existentialistes, la littérature moderne après-guerre s'engage
cependant dans une voie ardue."
Julia Kristeva









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***See also:
- L'articulation;
- Écriture/Violence;
- ... Communauté Élective;

And also:
- Copie conforme: profondeur plat-parlante du reflet;

Sunday, July 05, 2015

Torres (Northeast of Rio Grande do Sul)




In his youth, Kukai undertook ascetic practices in the mountains and by the sea, areas sacred
in the archaic world view. Kukai revered and respected the deities (kami) who dwelt there.
Yasuo Yuasa








"Die Natur soll der sichtbare Geist, der Geist die unsichtbare Natur sein." (Schelling)





















Caxias do Sul and Galopolis (Northeast of Rio Grande do Sul, region of Italian immigration)


Meu avô era germânico... sempre me cumprimentava com "wie geht, es Ihnen?".
Ele era muito elegante e marcou minha vida, odiava os Beatles 
porque eram cabeludos e maconheiros...
Júpiter Maçã

... all civilizations have rested upon the sacredness of private property... 
the household realm... harbors the things hidden from human eyes 
and impenetrable to human knowledge... Eleusinian Mysteries... 
Law... was quite literally a wall... For the enormous and still proceeding 
accumulation of wealth in modern society, which was started by expropriation, 
the expropriation of the peasant classes which in turn was the almost accidental 
consequence of the expropriation of Church and monastic property after 
the Reformation, has never shown much consideration for private 
property but has sacrificed it whenever it came into conflict with 
the accumulation of wealth. Proudhon's dictum that property is 
theft has a solid basis of truth in the origins of modern capitalism; 
it is all the more significant that even Proudhon hesitated to accept 
the doubtful remedy of general expropriation because he new quite 
well that the abolition of private property, while it might cure the 
evil of poverty, was only too likely to invite the greater evil of 
tyranny... Proudhon presents property in its 'egoist, satanic 
nature' as the 'most efficient means to resist despotism...'
Hanna Arendt


The pictures were taken mostly around street Sinimbú, near downtown (Caxias do Sul) and in BR116 (Galópolis). 
















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Album de família

... if he was the principle of chaos, she was the principle of order...
James jumped on his father's back and toppled both father and mother over. Mrs Joyce snatched
up the youngest children from the mêlée and ran to a neighbor's house. For a moment
the family squalor became Dostoevskian.
Richard Ellmann

... un bouffon, plein de charmes inattendus, et de manies malades, mais toujours
délicieux, toujours prêt à donner ce qu'il avait.
... je l'ai dégradé...
Pierre Angelici

... the thalamus and the medulla oblongata beneath the cortex are apparently connected with
the preservation of memory. They are the center of autonomic nervous systems and are related to various
internal organs. Accordingly, if I may venture a bold hypothesis, the preservation of
memories may be related to the lungs and the heart.
Yasuo Yuasa



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“Conde D’Eu, Dona Isabel and Caxias, the first three of seven colonial nuclei included in the Zone, were founded in 1874 and 1875. They were the first colonies established on the uplands of the Paraná Plateau and followed by 50 years the earlier settlement of German immigrants at the base of the scarp on the northern side of the Rio Jacuí” (Stuart Clark Rothwell, The Old Italian Colonial Zone of Rio Grande do Sul, Brazil, p. 13).

“The first Italians to arrive in the zone were recruited in the Po Valley Region. Many came directly from the industrial cities, and others from the agriculturally developed surrounding rural areas. The colonies were thus equiped from the start with a group of artisans, upon whose skills early industrial activity and its later growth were based, and agriculturists who had a knowledge of viniculture... German colonization was initiated in 1824 with a people who did not posses the technical skills associated with the Italian colonists...” (Rothwell, p. 37).

“When the Italian Immigrants entered the Old Italian Colonial Zone, the colonial authorities provided them with the basic tools and seed of the Brazilian variety of land rotation agriculture... Various writers in discussing the colonized parts of Southern Brazil have referred to definite time periods of fallow and use associated with the land rotation agriculture. Weibel determined a period of 15 to 25 years as a maximum time during which this kind of farming yields adequate returns” (Rothwell, p. 47-48).

“Economic isolation from the major market of Porto Alegre was apparent from the first years... The rout followed the steeply sloping border valleys to the Ports of São Sebastião do Caí and Montenegro. It was continued from there by riverboat... the land travel consumed from two to four days... (Rothwell, p. 71).

“Isolation had its early results in a general areal self-sufficiency characterized by the founding of numerous small food processing plants, home industries and artisan shops. All manufacturing activities were closely allied to either the forest resource, the prevailing agriculture or local needs. This tended to maintain artisan skills which were brought to the colonies and, with the later economic growth, were in demand” (Rothwell, p. 73).

“In the years 1929, 1930, and 1931, eleven cooperatives were formed. Ten were grape-wine producer organizations. Since 1929, government agencies have provided various encouragements to the movement in the form of technical assistance and tax relief” (Rothwell, 77).


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"O parcelamento das terras da serra, em lotes de uns vinte hectares, continuava o processo de colonização da encosta inferior da serra, por alemães, iniciado em 1824. A ocupação de terras semidesabitadas por pequenos agricultores constitui um impressionante remodelamento parcial da estrutura fundiária do Brasil meridional, até então dominada pela grande propriedade... Na serra gaúcha a imigração italiana criou uma sociedade singular, em relação à terra de origem e à terra de acolhida do imigrante...
O dinamismo da economia colonial ensejou um significativo processo de acumulação de riquezas. Boa parte desses recursos sustentou o nascimento de uma importante atividade, primeiro artesanal, a seguir, industrial. Hoje, Caxias destaca-se pela produção metal-mecânica, não mais por seus vinhedos" (Mário Maestri, Nós os Ítalo-Gaúchos).

"A Festa da Uva, de uva tem muito pouco, serve mais de vitrina para os produtos industriais que a região produz e quase não tem cara de festa. É comércio, sem celebração. Há, na verdade, muito pouco a celebrar. O fluxo migratório dos operários e colonos de todo o Estado, e até de outros, produz o inchaço das cidades industriais da serra. Caxias do Sul, cidade industrial por excelência, paga caro pelo progresso alcançado.... É uma cidade que se esconde, pois quem entra em Caxias, costeando as cidades vizinhas, pela São Vendelino ou pela BR, não vê a pobreza" (Eduadro Dall'Alba, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"Há que se destacar que esse tipo de imigração foi o único que gerou, de modo generalizado, no Brasil, um segmento social 'médio' (de 'pequenos proprietários'), não apenas enquanto posição social, mas também como valores, estilos de vida e práticas sociais; com exceção dos 'setores médios' gerados pelo neopatrimonialismo brasileiro e a decorrente incorporação de determinadas categorias sociais nas burocracias públicas" (Odaci Luiz Coradini, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"Em nosso Estado, o imigrante italiano tornou-se desde logo, senhor do seu lote, da sua 'colônia', instaurando a pequena propriedade, geradora do progresso e do desenvolvimento econômicos posteriores... Já em São Paulo, o colono ítalo, trabalhando nos cafezais, apenas substitui, durante muito tempo, o braço escravo, reduzido ele próprio, muitas vezes, a essa condição servil, degradante e aviltadora" (Ítalo Marcon, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"É engraçado, pois a ideia que eu fazia dos italianos, ainda menina, misturava um certo medo do meu avô materno, um patriarca severo, vindo de Trieste menino, todo voltado para a Igreja, azedo de sofrimento gástrico, e uma incomensurável ternura pela minha avó materna, já nascida no Brasil, que era a bondade em pessoa, pela minha mãe e minhas tias, mulheres cheias de escrúpulos, recatadas, todas grandes modistas, que adoravam me fazer vestidos e me mimavam todo o tempo... Meu álbum de família, como podem ver, dá crédito mais à sociedade feminina do que à masculina e acho que isso se deve à divisão que dominou minha infância entre homens irrascíveis, instáveis, meio frágeis e mulheres bravas, de bom coração, capazes de extrair alegria de pedras e cardos...
Não é que, ao me tornar uma jovem adulta, estudante de Letras na UFRGS, topei com Angelo Ricci, um intelectual daqueles que Mussolini levou ao exílio e que a ditadura militar brasileira se encarregou de empurrar para a morte... Quando foi expurgado pelos militares, com a cumplicidade de seus invejosos colegas da UFRGS, fiquei tão indignada que mandei às favas a prudência tão altamente recomendável e, na mesa do bar da Reitoria, ajudei a redigir o manifesto que expurgou da Universidade uns trinta de nós" (Maria da Glória Bordini, Nós os Ítalo-Gaúchos).  

"Vale lembrar os profundos danos causados à identidade cultural das regiões de imigração pela proibição dos dialetos de origem européia no Estado Novo de Vargas, especialmente no decorrer da Segunda Guerra Mundial" (Tânia Maria Zardo Tonet, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"Nessas zonas fronteiriças [da península italiana], como de forma mais limitada, também no Vêneto, os dialetos permaneceram fortes, mesmo no meio das elites, talvez desejosas de manterem a coesão social, a fim de resistir às pressões externas" (Florense Carboni, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"A história linguística da Região Italiana do nordeste do Rio Grande do Sul é densa de significado, apesar de sua vigência em curto espaço de tempo. Ela inicia com a chegada dos imigrantes italianos, oriundos de muitas diferentes províncias do norte da Itália... As comemorações alusivas ao centenário da imigração italiana, em 1975, inauguram o quarto período da história linguística regional. Este período estende-se até os dias atuais e é marcado pela integração da [Região Italiana do Nordeste do Rio Grande do Sul] no contexto brasileiro maior.... Novos modelos culturais são introduzidos, principalmente, através da televisão..." (Vitalina Maria Frosi, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"A região do Brasil destinada à colonização pela imigração italiana tinha uma cobertura vegetal onde era abundante o pinheiro (Pinus brasiliensis), árvore majestosa cuja madeira, por constituir-se de fibras retilíneas, permitia a obtenção de tábuas mesmo com métodos rudimentares, usando-se como instrumentos o machado, o malho e as cunhas" (Paulo Bertussi, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"Uma das particularidades históricas da zona colonial italiana foi a significativa inserção de um movimento político de caráter fascista, a Ação Integralista Brasileira (AIB), ocorrida na década de 1930. Ao contrário de outras regiões do Rio Grande do Sul, onde a aceitabilidade da AIB enfrentou forte rejeição, como na zona da Campanha, a área de colonização italiana representou o maior foco de concentração integralista do Estado, com o melhor desempenho eleitoral no ano de 1935... os integralistas da área urbana caxiense passam a difundir a doutrina nos municípios menores... contavam com um poderoso auxílio prévio, a ampla divulgação já efetuada pelo clero da região, em especial, a Ordem dos Capuchinhos e seu jornal, o Stafetta Riograndense" (Carla Brandalise, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

"A acumulação da pequena produção agrícola e os recursos apropriados pelo comércio, deram origem a uma pequena burguesia que se diferencia do grupo social dos primeiros imigrantes e investe seus capitais na industrialização local... Os vínculos políticos da burguesia local explicam sua relação autoritária com as organizações dos trabalhadores, uma vez que, após a derrota da Revolução Federalista no Rio Grande do Sul (1893), ela é cooptada pelo Partido Republicano. O lema positivista dos Republicanos (Ordem e Progresso) implicava intolerância a qualquer movimento questionador do seu conceito de progresso. Além disso o fascismo encontrou solo fértil na burguesia da Região Colonial Italiana..." (Pepe Vargas, Nós os Ítalo-Gaúchos). 

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... não sei porque ver essa adaptação do Luchino Visconti do d'Annunzio (L'Innocente, 1976) me leva à casa dos meus avós, lembra especialmente minha avó; nada do luxo aristocrático, mas tudo dessa intensidade contida que é o oposto do suposto espírito "extrovertido" e "bonachão" atribuído aos imigrantes (a origem da minha avó eh austríaca, como a de outros que vieram, no geral do norte da Itália); deve ser tbem algo de intriga sórdida silenciosa, subjacente ao adagio do Franco Mannino, pq de noite assistiam a novela das oito da Globo (década de 80, novelas eram interessantes), quando criança tinha de ir dormir (A/Z);




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Antonio Candido on Sérgio Buarque de Holanda's understanding of migration in Brazil after the end of the 19th century: 


See also: 

Antônio Prado (Northeast of Rio Grande do Sul, region of Italian immigration)


The pictures were taken mostly along the avenue Valdomiro Bochese.



































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"The locations of Antonio Prado and Caxias do Sul cidades are similar with respect to the major vegetation region boundary between the forests and the grasslands on the north east and east respectivelly... In early days, Antonio Prado had an advantage with respect to location relative to Vacaria and other larger markets farther to the north... In 1937, a new road between Vacaria and Porto Alegre cidades, passing through Galópolis, Caxias do Sul and São Marcos distritos was completed... The effect was immediate as is seen in the population loss in Antonio Prado cidade..." (Stuart Clark Rothwell, The Old Italian Colonial Zone of Rio Grande do Sul, p. 66-67).

See also:
- Caxias do Sul and Galopolis;
- Northeast Region of Rio Grande do Sul