Wednesday, February 18, 2015

mes yeux consumés ne voient que des souvenirs de soleils (1) — or to seek the remarkable in the commonplace (the crusading sword of this misguided saint-errant):

Wall Art














Study of a Self-Portrait by Gustave Coubert (drawing by A/Z available at Fine Art America); 
Carloto Cotta (Arena, Tabu et Vogue);
Garrett Hedlund (Details, Interview, Variety);
Beau Brummell (Obsolete Odity/Youtube); 
Schoenberg's Pierrot Lunaire (directed by Oliver Herrmann, singed by Christine Schäfer & conducted by Pierre Boulez); 
Iván de Pineda (D-Mode, Estilo, Philippe Cometti);
(My) Eternal Br(e)ad, Bottomless Pit(t) (personal archive Angelina certified: "she has taught him he must sin, if he wishes to grow..."/R.E.);
Montage by A/Z;
My Dream with Johnny 5 (video by A/Z);
Alphaville (Big in Japan); 
Alphaville (Dance with me); 
Duran Duran (Come Undone); 
Gazebo (I Like Chopin); 
Rita Lee & Roberto de Carvalho (Doce Vampiro);
Marina Lima (Grávida); 
Tommy Cash (Euroz Dollaz Yeniz);
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Angels and Ministers of grave defend us!


"Remember that piano
So delightful unusual
That classic sensation
Sentimental confusion"
Gazebo

"Do you want to dance with me
Through one of those lonely nights?
It's more than a dream maybe
We're drowning in empires of delight"
Alphaville 

"Cash makes the world go round
Cash makes yo girl get down...
I wish my girls were all icy
Clothes I wear so damn pricey"
Tommy Cash

"Tenhamos pois juízo!
Cada qual com seu esposo!
— Se não, não há paraíso! 
Tudo inferno! — nenhum gozo!"
Qorpo Santo (As Relações Naturais)
"Quel mal y aurait-il à préférer la plus grande, puisqu'elle est insatiable de Jésus?"
Sylvia Leclercq (la vagabonde) 
"... love is a thing below a man..."
"I wish it longer for I like it hugely..."
Tristram Shandy
"Si mon membre pissait de cette urine, voudriez-vous bien le sucer?
... Sur mon âme, c'est un vrai velours! Il est bien ourlé; il tombe bien, c'est pure laine!"
François Rabelais (Gargantua, as translated by Guy Demerson)

"Nobody seems to be inclined to present me to the world in my unadorned prosaicness."
Herr Satan/Dear Cuckold (letter to Miss Weaver, June 24, 1921)
"Éluard s'était extasié sur ce qu'il prenait pour un soleil, alors Mirò: non, c'est un pomme de terre."
André Masson (A Joan Mirò pour son anniversaire)
"Man hat für die Inbrunst der Weiber einen schönen Heiligen, für die der Männer eine Maria in den Vordergrund zu rücken."
Nietzsche (Der Antichrist)
"Sentient beings believing [in what they say] is as though they eat the mushrooms. To believe, accept, and obtain virtue is like becoming intoxicated [entranced & also 'poisoned'] with the mushrooms."
Myoe (Mark Unno, Shingon Refractions)

"Il en est du monde comme du goût sexuel, où l'on ne sait pas jusqu'à quelles perversions il peut arriver quand une fois on a laissé des raisons esthétiques dicter ses choix."
"Mais ma chambre ne contenait-elle pas une oeuvre d'art plus précieuse que toutes celles-là? C'était Albertine elle-même. Je la regardais."
"Il arriverait, si nous savions mieux analyser nos amours, de voir que souvent les femmes ne nous plaisent qu'à cause du contrepoids d'hommes à qui nous avons à les disputer; ce contrepoids supprimé, le charme de la femme tombe."
Marcel Proust (le narrateur/La Prisonnière)
"... l'abîme infranchissable que j'avais cru alors exister entre moi et un certain genre de petites filles aux cheveux dorés était aussi imaginaire que l'abîme de Pascal..."
Marcel Proust (le narrateur/Albertine disparue)
"'La beauté n'est jamais bouleversante.' La beauté seule — parfaite — ne tente pas. Il faut une disposition autre pour rencontrer la tentation: l'impulsion abyssale."
André Masson/Enrico Castelli (Le Jardin des Délices)

"— Maint joyau dort enseveli
Dans les ténèbres et l'oubli...
Mainte fleur épanche à regret
Son parfum doux comme un secret
Dans les solitudes profondes."
Charles Baudelaire
"Et qu'un soleil couchant est beau à cause de tout ce qu'il nous fait perdre."
A. Artaud (Théâtre oriental et occidental)
"The Sixth Sonata, Op. 62 is a netherstar. Scriabin called the Sixth's sweet and harsh harmonies 'nightmarish... fuliginous... murky... dark and hidden... unclean... mischievous...'"
Faubion Bowers
"Les impressionnistes avaient chassé le noir de leur palette, je l'y remettais — en bonne place — et un peintre amoureux, comme Renoir, autant de la lumière que de la couleur, par sa franchise et son honnêteté me confirmait ceci: le noir non seulement est une couleur mais aussi une lumière."
Henri Matisse (quoted by André Masson)
"... dans un tableau de Rembrandt l'ombre est un avatar fatal et grandiose de la lumière: son obscurcissement. Les 'ombres' sont de couches spatiales que le faisceau lumineux de la conscience n'atteint pas... les apparitions lumineuses (et leur commotion) sont toujours menacées ou frangées avec plus ou moins de transparence ou d'épaisseur par l'impénétrable — par l'irrévélé."
André Masson (La Lumière de Rembrandt/Écrits, anthologie établie par Françoise Levaillant)
"O corpo de Charles ainda estava numa cama improvisada na copa para facilitar a vida das mulheres, tão bonitinho e tranquilo que não enxerguei mais ninguém lá, me aproximei da cama e tasquei-lhe um beijo na boca."
Rita Lee

"It seemed that the only lover she had ever wanted was a lover in a dream."
Scott Fitzgerald
"... não depende dizer que o homem alourado e estrangeiro a olhasse."
Narrador (A Hora da Estrela)
"The carnal interconnection is always found wherever there is betweenness... To feel like seeing a friend is to tend to go physically near him..."
Tetsuro Watsuji

"... only he who can give his love any sort of expression whatever, only he is an artist... the horrors of the adventure!"
"She would be a source of constant anxiety... a sore tooth of which I was aware at every instant."
Constantine Constantius (M. G. Piety translation)
"... they should show the kids how to make love and tell and show them once and for all how nothing it is. But they won't do that, because love and sex are business."
"Everybody has a different idea of love. One girl I know said, 'I knew he loved me when he didn't come in my mouth.'"
The Philosophy of Andy Warhol
"Au reste, les maîtresses que j'ai le plus aimées n'ont coïncidé jamais avec mon amour pour elles. Cet amour était vrai, puisque je subordonnais toutes choses à les voir, à les garder pour moi seul, puisque je sanglotais si, un soir, je les avais attendues. Mais elles avaient plutôt la propriété d'éveiller cet amour, de le porter à son paroxysme, qu'elles n'en étaient l'image. Quand je les voyais, quand je les entendais, je ne trouvais rien en elles qui ressemblât à mon amour et pût l'expliquer... J'incline même à croire que dans ces amours (je mets de côté le plaisir physique qui les accompagne d'ailleurs habituellement, mais ne suffit pas à les constituer), sous l'apparence de la femme, c'est à ces forces invisibles dont elle est accessoirement accompagnée que nous nous adressons comme à d'obscures divinités. C'est elles dont la bienveillance nous est nécessaire, dont nous recherchons le contact sans y trouver de plaisir positif" (Marcel Proust, le narrateur/Sodome et Gomorrhe);

"C'est ainsi que peu de temps après mon installation, Jean Dubuffet, que j'avais connu par Armand Salacrou, amena dans l'atelier un grand et beau garçon, silhouette sportive, quelque vingt ans et l'air un peu sauvage: Georges Limbour. Quelque chose de rimbaldien irradiait sa soudaine apparition."
André Masson (45, rue Blomet)
"It is said that when he was young man he was one of the handsomest people of his time and that on Friday when he left his house to go to the mosque, the people used to crowd together in the streets and roads in order to catch a glimpse of his perfection and beauty." 
The Life of Ibn Sina (Willian Gohlman's translation)
"I’m not handsome... but when the women hear me play they come crawling to my feet."
"The present method which tends to hinder the pupil rather than hasten his progress, will be discarded in favour of mine, which requires only five or six hours a day of steady practicing. It is, however, a great mistake to look for the secret in my method of bowing, or in the way in which I tune my violin. Brains are needed to profit by my secret."
Paganini (Renée de Saussine)
"Tosado quase por completo, tinha só uma mecha de crina junto às cruzes, o que ainda mais lhe realçava o pescoço já de natureza arqueado e a pequena cabeça descarnada, onde se revolviam dois grandes olhos negros, inquietos e saltados; trocava a orelha de um modo particular em todas direções, para atender aos menores ruídos, mascando o freio com impaciência; tudo mostrava logo o desejo de correr, como querendo deixar atrás de si a própria sombra... Seu pêlo fino e lustroso parecia achamalotado, deixando ressaltar até os menores músculo quando caminhava, indício de força e bom estado, pois apresentava-se suficientemente nutrido para resistir e delgado para correr."
Luis Araújo Filho (LAF)

"J'admirais que le duc était presque le même et seulement plus blanc, étant toujours aussi majestueux et aussi beau."
"... le baron ne vivait plus qu'avec des 'inférieurs', prenant ainsi sans le vouloir la succession de tel de ses grands ancêtres, le duc de La Rochefoucauld, le prince d'Harcourt, le duc de Berry, que Saint-Simon nous montre passant leur vie avec leurs laquais, qui tiraient d'eux de sommes énormes, partageant leur sjeux, au point qu'on était gêné pour ces grands seigneurs, quand il fallait les aller voir, de les trouver installés familièrement à jour aux cartes ou à boire avec leur domesticité."
Marce Proust (le narrateur, Le Temps retrouvé)
"... les hommes qui sont attirés non par tous les hommes, mais — par un phénomène de correspondance et d'harmonie comparable à ceux qui règlent la fécondation des fleurs hétérostylées trimorphes comme le Lythrum salicaria — seulement par les hommes beaucoup plus âgés qu'eux..."
Marcel Proust (le narrateur, Sodome et Gomorrhe)
"... nous devons nous méfier de ceux qui s'accusent devant ce qui est bon ou beau, prétendant ne pas comprendre, ne pas être dignes: leur modestie fait peur. Quelle haine du beau se cache dans leurs déclarations d'infériorité."
Gilles Deleuze
"Nur die geistigsten Menschen haben die Erlaubnis zur Schönheit, zum Schönen: nur bei ihnen ist Güte nicht Schwäche. Pulchrum est paucorum hominum: das Gute ist ein Vorrecht. Nichts kann ihnen dagegen weniger zugestanden werden als hässliche Manieren oder ein pessimistischer Blick, ein Auge, das verhässlicht —, oder gar eine Entrüstung über den Gesamt-Apsekt der Dinge."
Nietzsche (Der Antichrist)

"Plaisir enivrant, comme le tabac ou la drogue, d'être aussi près que possible de la causa sui auto-affective. Naturellement l'auto-affection n'est pas pure. L'autre n'y est jamais pour rien et, dans le temps du détour, au cours du procès, c'est-à-dire en cours de route et de transfert, toutes les catastrophes sont possibles."
"Donner le temps c'est prendre le temps, et le reprendre tout entier, ne laissant, par exemple à Madame de Maintenon, que le temps de soupirer après le reste."
Derrida (Donner le temps: 136)
"...la parole est originairement passive, mais en un sens de la passivité que toute métaphore intramondaine ne saurait que trahir. Cette passivité est aussi le rapport à un passé, à un toujours-déjà-là qu'aucune réactivation de l'origine ne saurait pleinement maîtriser et réveiller à la présence."
Derrida (Grammatologie, 97)

"The dandy was shown not only by the cut of his clothes and the snugness of his breeches but by the elaboration of his neckwear. The collar of the shirt was worn upright; the two points projected on to the cheeks and were kept in place by a neckcloth, either in the form of a cravat or a stock. Some dandies were alleged to spend a whole morning in the arrangement of their cravats... There is the well-known story of a caller visiting Brummell in the middle of the morning and finding his valet arranging his cravat. On the floor was a large heap of discarded cravats, and when the visitor inquired what they were, the valet replied, 'Sir, those are our failures.'"
"Of course the dandies, who still persisted into the 1840s, spent very much more than this. They were regarded as relics of a former, dissipated age. The dominant figure in English life was now a respectable bourgeois, who had no desire to make himself conspicuous but wished merely to present a gentlemanly appearance..." 
James Laver (Costume and Fashion)

"Mais c'est tout de même une jolie chose et qui est peut-être exclusivement française, que ce qui est beau au jugement de l'équité, ce qui vaut selon l'esprit et le coeur, soit d'abord charmant aux yeux, coloré avec grâce, ciselé avec justesse, réalise aussi dans sa matière et dans sa forme la perfection intérieure. Je regardais Saint-Loupe, et je me disais que c'est une jolie chose quand il n'y a pas de disgrâce physique pour servir de vestibule aux grâces intérieurs, et que les ailles du nez son délicates et d'un dessin parfait comme celles des petits papillons qui se posent sur les fleurs des prairies, autour de Combray; et que le véritable opus francigenum, dont le secret n'a pas été perdu depuis de XIIIe siècle, et qui ne périrait pas avec nos églises, ce ne sont pas tant les anges de pierre de Saint-André-des-Champs que les petits Français, nobles, bourgeois ou paysans, au visage sculpté avec cette délicatesse et cette franchise restées aussi traditionnelles qu'au porche fameux, mais encore creátrices."
"Leur physique même, la couleur d'un rose spécial allant quelquefois jusqu'au violet, de leur chair, une certaine blondeur quasi éclairante des cheveux délicats, même chez les hommes, massés en touffes dorées et douces, moitié de lichens pariétaires et de pelage félin (éclat lumineux à quoi correspondait un certain brillant de l'intelligence)... tout cela faisait que, dans la matière même, si précieuse fût-elle, de la societè aristocratique où on les trouvait engainés çà et là, les Guermantes restaient reconnaissables, faciles à discerner et à suivre, comme les filons dont la blondeur veine le jaspe et l'onyx... Les Guermantes — du moins ceux qui étaient dignes du nom — n'étaient pas seulement d'une qualité de chair, de cheveu, de transparent regard, exquise, mais avaient une manière de se tenir, de marcher, de saluer, de regarder avant de serrer la main, de serrer la main, par quoi ils étaient aussi différents en tout cela d'un homme du monde quelconque que celui-ci d'un fermier en blouse."
"... les Guermantes, tout en vivant dans le pur 'gratin' de l'aristocratie, affectaient de ne faire aucun cas de la noblesse."
"Swann était habillé avec une élégance qui, comme celle de sa femme, associait à ce qu'il était ce qu'il avait été. Serré dans une redingote gris perle, qui faisait valoir sa haute taille, svelte, ganté de gants blancs rayés de noir, il portait un tube gris d'une forme évasée que Delion ne faisait plus que pour lui, pour le prince de Sagan, pour M. de Charlus..."
"... le salut que m'avait fait, sans em reconnaître, le vieux clubman n'était pas le salut froid et raide de l'homme du monde purement formaliste, mais un salut tout rempli d'une amabilité réelle, d'une grâce véritable, comme en avait la duchesse de Germantes par example (allant jusqu'à vous sourire la première avant que vous l'eussiez saluée si elle vous rencontrait), par opposition aux saluts plus mécaniques, habituels aux dames du faubourg Saint-Germain." 
Marcel Proust (le narrateur, Le Côté de Guermantes)

"L'homme riche, oisif, et qui, même blasé, n'a pas d'autre occupation que de courir à la piste du bonheur; l'homme élevé dans le luxe et accoutumé dès sa jeunesse à l'obéissance des autres hommes, celui enfin qui n'a pas d'autre profession que l'élégance, jouira toujours, dans tous les temps, d'une physionomie distincte, tout à fait à part. Le dandysme est une institution vague, aussi bizarre que le duel; très ancienne, puisque César, Catilina, Alcibiade nous en fournissent des types éclatants; très générale, puisque Chateaubriand l'a trouvée dans les forêts et au bord des lacs du Nouveau-Monde... Ces êtres possèdent à leur gré et dans une vaste mesure, le temps et l'argent, sans lesquels la fantaisie, réduite à l'état de rêverie passagère, ne peut guère se traduire en action... Si j'a parlé d'argent, c'est parce que l'argent est indispensable aux gens qui se font un culte de leurs passions; mais le dandy n'aspire pas à l'argent comme à une chose essentielle; un credit indéfini pourrait lui suffire; il abandonne cette grossière passion aux mortels vulgaires. Le dandysme n'est même pas, comme beaucoup de personnes peu réfléchies paraissent le croire, un goût immodéré de la toilette et de l'élégance matérielle. Ces choses ne sont pour le parfait dandy qu'un symbole de la supériorité aristocratique de son esprit. Aussi, à ses yeux, épris avant tout de distinction, la perfection de la toilette consiste-t-elle dans la simplicité absolue, qui est, en effet, la meilleure manière de se distinguer. Qu'est-ce donc que cette passion qui, devenue doctrine, a fait des adeptes dominateurs, cette institution non écrite qui a formé une caste si hautaine? C'est avant tout le besoin ardent de se faire une originalité, contenu dans les limites extérieures des convenances... On voit que, par de certains côtés, le dandysme confine au spiritualisme et au stoïcisme. Que le lecteur ne se scandalise pas de cette gravité dans le frivole, et qu'il se souvienne qu'il y a une grandeur dans toutes les folies, une force dans tous les excès. Étrange spiritualisme! Pour ceux qui en sont à la fois les prêtres et les victimes, toutes les conditions matérielles compliquées auxquelles ils se soumettent, depuis la toilette irréprochable à toute heure du jour et de la nuit jusqu'aux tours le plus périlleux du sport, ne sont qu'une gymnastique propre à fortifier la volonté et à discipliner l'âme. En vérité, je n'avais pas tout à fait tort de considérer le dandysme comme une espèce de religion" ["The rich, idle man, who even if blasé has no other occupation than to run on the track of elation; the man brought up in luxury and familiar, since youth, with the acquiescence of others—in a word: the man whose specialty is nothing but elegance, he will always, at all times, be blessed with unmistakable, unique features. Dandyism is a vague institution, no less bizarre than duelling; age-old, since Cesar, Catilina, Alcibiades are staggering specimens of it; very disseminated, since Chateaubriand was able to find it in the forests and lakes of the New World... Those creatures own time and money to their liking and abundantly, without which their fantasy, degraded into the state of fleeting reveries, cannot be turned into action... I referred to money because it is indispensable to people worshiping their own passions; but a dandy does not seek money as something essential; an unspecific amount of credit might be enough to him; he surrenders the rude passion for money to the vulgar mortals. Dandyism is not even what many unadvised people seems to think of it, some immoderate craze for dressing and material elegance. For the consummate dandy, those things are nothing but symbols of the aristocratic superiority of his soul. Moreover, to his eyes, charmed by distinction rather than by anything else, perfection in dressing consists in absolute simplicity, which is, certainly, the best road to distinctiveness. What is then this passion that, turned into a doctrine, has won such a commanding enthusiasts, this unwritten institution that fostered such a lofty caste? It is above all the passionate urgency of being original within the limits of conventions... We see that, in some respects, dandyism border on spiritualism and stoicism. This earnestness in frivolity should not give way to scandal. The reader must recall that there is greatness in every madness, strength in every excess. What a fantastic kind of spiritualism! To those that are at the same time the priests and the victims, all the intricate material conditions with which they comply (from the impeccable dressing at every hour of day and night to the dangerous sports), are nothing but gymnastics likely to strengthen the will and to improve the soul. I was not on the wrong when I thought that dandyism is a kind of religion].
Baudelaire (Le Peintre de la vie moderne, translation into English by A/Z)

See also:
- faire ce qu'il faut: parler au spectre;
- Audrey Hempburnt Haunted by A/Z;
- Genug! Manifesto;
- Kur-d-t My Ghost;

Friday, February 13, 2015

Montevideo & Colonia del Sacramento (Uruguay - South America) PLUS Mauricio Rosencof (& Álvaro Brechner)

Wall Art








Photographs of Montevideo and Uruguay taken by A/Z, some available at Fine Art America;
Isquiero Ronson + cubierta de El Bataraz (Luis Méndez/Suma de Letras);
Pobre Gallo Bataraz (Carlos Gardel);
El Gallo Espuelérico (Mon Rivera);

"...  no me des charla, Tito, que estoy esperando el bondi para Ciudad Vieja. Allí están las mejores casas del ramo."
(El Bataraz, narrator)
"Había nascido em Montevideo, Uruguay, el más pequeño, anodino, igualitario y civilizado país de la América del Sur de su época..."
Mario Vargas Llosa (El viaje a la ficción) 

The pictures on the top are of Montevideo's Teatro Solis, churchs (iglesias de los jesuitas e de los capuchinos) and some museums (Figari, MAPI, Casa de Montero, Casa Rivera, Palacio Taranco). The pictures of the streets were taken mostly in Ciudad Vieja and Centro, some in la Rambla. There are also pictures of Colonia del Sacramento. 
While I was Montevideo, I found also the following places very worth visiting: 
- the Cinemateca Uruguaya with two theaters near the city center; in their boleterías you can get a printed version of their monthly program, in the back of which there is a neat and helpful calendar (I find the information on their website a little confusing); 
- the Museu Torres Garcia***** (next to it there is a big bookstore, nice indeed, but I didn't find the clerks very solicitous); 
- a very nice store to buy books and DVDs is Purpúrea in Plaza del entrevero; 
- Linardi y Risso is an outstanding antiquarian bookshop;
- to buy souvenirs, my choice would be Mercado de los Artesanos; they have a store in the Ciudad Vieja, next to the Mercado del Puerto, and other two in the city center;

"'El cubismo... trajo el valor concreto de la forma, aparte de la representación; y también el principio geométrico. El neoplasticismo depuró el concepto de estructura. Por fin, el superrealismo abrió la puerta a lo subconsciente'... la opción constructivista [de Torres Garcia, que pronunció las palabras citadas] no se planteaba en términos excluyentes, sino como aportación a una síntesis de la que no quedaría en absoluto excluido el surrealismo" (Joaquín Torres García, Polígrafa, 2002).
"... différance... the pure trace... to allow the outside of an event to invade its inside, this mark which cannot be thought outside of the horizon of intersubjective violence... the constitution of a free subject in the violent movement of its own effacement and its own bondage... a condition of the structure of the marker's having been cut away from himself... Kilroy was here" (Rosalind Krauss, The Optical Unconscious).
"Les Wayana ne voient pourtant pas la fabrication des paniers comme le façonnage virtuose d'un matériau brut, mais comme l'actualisation incomplète, et sous une forme légèrement distincte, du corps d'esprits animaux qu'ils reconstituent à partir de fibres végétales assimilées à de la peau humaine... les motifs qui les ornent figurent de façon stylisée ceux que porte l'être dont ils sont la transmutation... il s'agit d'évoquer par ce biais la capacité d'assimilation prédatrice des esprits animaux, mais rendu inoffensive dans l'artefact en raison de son incomplétude... Des objets tressés pour un usage cérémoniel, en revanche, on dit qu'ils matérialisent complètement le corps des esprits animaux, les vanniers, les plus experts étant même crédités par la capacité de restituer à leur ouvrage les caractéristiques non visuelles du prototype, comme les mouvements, les sons et les odeurs" (Philippe Descola, Par-delà nature culture). 
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I discovered Mauricio Rosencof (much later than I traveled to Montevideo) by seeing (in Porto Alegre) Álvaro Brechner's La Noche de 12 años (2018), whose title is perhaps emblematic of the kind of feeling that led me later also to El Bataraz—a novel by Rosencof which fuses fantasy, memory, and sensation in a furious and also visceral way, with tinges of Kafkian black humour. As Rosenkof explains in an interview, pointing to the inconceivable experiences that years later culminated in the resilient writing of the novel: "Nosotros estábamos en tales condiciones de reclusión que la vida tangible no era vivible. Entonces se vivía en territorios de la fantasía, de la imaginación, de los sueños, de la memoria. Yo pienso que no hay límites definidos como una 'frontera' entre la realidad y la fantasía. Porque creo que es una sola cosa, ni siquiera hablo de límites borrosos. Es imposible concebir la realidad sin la fantasía, sin la imaginación. Por eso, si vas a escribir la biografía de un hombre, de un gran hombre, no puedes escribirla sin hablar de sus sueños, de sus fantasías" (Andrea Colvin, Entrevista con Mauricio Rosencof, Revista Iberoamericana,  vol. LXXVI, Julio-Diciembre 2010). 
Besides La Noche de 12 años, Brechner has another movie which is also hallucinatory: Mal día para pescar (2009)

A  Substantial analysis of El Bataraz can be found in the following essays:

More material about Rosencof: 

- Manuel Puig & la cara de Juan Carlos;
- Buenos Aires/ Argentina (MNBA, MALBA, Fernández Blanco);

Monday, February 09, 2015

Trondheim (Norway)

Sell Art Online








Pictures of Trondheim by A/Z, some available at Fine Art America; 
Henrik Ibsen: The Master Playwright documentary (with Michel Meyer, 1987/Youtube); 
Fassbinder/Ibsen, A Doll's House (Saarland TV/Youtube);
The  Master Builder (Henrik Ibsen, BBC 1988/Youtube); 
Ingmar Bergman su August Strindberg (Fuori Orario, Rai/Youtube);
Arquipélago dos Pombos Correios [I took this video out of Youtube, because I wanted to change it]
The pictures were taken somewhere between the hotel I stayed in (Radisson Blu? unfortunately just for a few days!) and Nidaros Cathedral (Nidaros Domkirke), perhaps also on the other side of Nidelva, in the route towards NTNU. This is a very beautiful city.

"... junkies always beef about The Cold as they call it, turning up their black coat collars and clutching their withered necks... pure junk con. A junky does not want to be warm, he wants to be Cool-Cooler-COLD. But he wants The Cold like he wants His Junk—NOT OUTSIDE where it does him no good but INSIDE so he can sit around with a spine like a frozen hydraulic jack... his metabolism approaching Absolute ZERO... Such is the life in the Old Ice House... Room for One More Inside, Sir... thermodynamic kicks... Fro-Zen Hydraulic... come over HERE and shack up with Charybdis... We have nothing to lose but Our Pushers. And THEY are NOT NECESSARY. "
"Leif The Unlucky was a tall, thin Norwegian with a patch over one eye, his face congealed in a permanent, ingratiating smirk..." 
William S. Burroughs 
"Une légère fraicheur s'était déjà manifestée au bout de mes doigts; bientôt elle se transforma en un froid très vif, comme si j'avais les deux mains plongées dans un seau d'eau glacée. Mais ce n'était pas une soufrance; cette sensation presque aiguë me pénétrait plutôt comme une volupté. Cependant il me semblait que ce froid m'envahissait de plus en plus, au fur e à mesure de cet interminable voyage... Le froid augmentait toujours, et cependant je voyais des gens légèrement vêtus, ou même s'essyuant le front avec un air de fatigue. Cette idée réjouissante me prit, que j'étais un homme privilégié, à qui seul était accordé le droit d'avoir froid en été dans une salle de spectacle. Ce froid s'accroissait au point de devenir alarmant; mais j'étais avant tout dominé par la curiosité de savoir jusqu'à quel degré il pourrait descendre. Enfin il vint à un tel point, il fut si complet, si général, que toutes mes idées se congelèrent, pour ainsi dire; j'étais un morceau de glace pensant; je me considérais comme une statue taillée dans un seul bloc de glace..."
Baudelaire/De Quincey (Les Paradis artificiels)

"The life of Cantor was tragically different from that of his friend Dedekind. Cantor was born in St. Petersburg of parents who had migrated from Denmark, but most of his life was spent in Germany, the family having moved to Frankfurt when he was eleven. His parents were Christians of Jewish background—his father had been converted to Protestantism, his mother had been born a Catholic. The son Georg took a strong interest in the finespun arguments of medieval theologians concerning continuity and the infinite, and this militated against his pursuing a mundane career in engineering as suggested by his father. In his studies at Zurich, Göttingen, and Berlin the young man consequently concentrated on philosophy, physics, and mathematics—a program that seems to have fostered his unprecedented mathematical imagination."
Carl B. Boyer (A History of Mathematics)
"Negotiations between Hitler and the British and French Prime Ministers, Neville Chamberlain and Edouard Daladier, resulted in the infamous Munich Agreement (September 1938), which allowed the annexation of Sudetenland to Germany. The Allies did not respond either to Hitler's invasion of Czechoslovakia on 15 March 1939 or to Mussolini's invasion of Albania on 7 April... The partition of Poland had been prepared in August, when the German and Soviet Foreign Ministers, Joachim von Ribbentrop and Vyacheslav Molotov, signed a non-aggression pact... Stalin's opportunistic collaboration [with Hitler] was underlined in the Red Army's simultaneous attack on Finland. The Soviet invasion of Lithuania, Estonia and Latvia followed in June 1940. This coincided with the crushing force of German Blitzkrieg in the west. In April [it] swept through Denmark and invaded Norway, where they met their first serious resistance. In May they pushed through the Netherlands, Belgium and Luxembourg; they entered France on 10 May..." 
Matthew Gale (Dada & Surrealism)

"The reality is that terrorism in modern Norwegian history has overwhelmingly been perpetrated by rightwing extremists... the Conservative party controlled economic policies. Unprecedented income-tax reductions for Norway’s corporate billionaire elite, rising socio-economic inequality and an asylum policy that pushed the limits of the permissible under international law quickly ensued... Norway now found itself with cabinet ministers in important portfolios who had long pushed far-right rhetoric about a “stealth Islamisation” of the country, who had “wondered aloud” on social media about the supposed “need for a crusade” against Muslims and endorsed analogies between Islam and Nazism... The hate against Muslims that motivated both Breivik and Manshaus is to a large extent generated in the online and international netherworld of rightwing extremism and white supremacy... Among the angriest are small groups of young white Norwegian men seemingly unable to cope with their perception of a loss of privilege to women and immigrants."

See also: